En manque de festivals, il dort en tente dans son jardin et utilise des toilettes de chantier

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Avec l’annulation de tous les festivals de musique, ce début d’été est particulièrement morose pour les amateurs et habituels festivaliers qui, pour la première fois pour certains, sont contraints de rester chez eux, à des centaines de kilomètres des plaines verdoyantes où s’amoncellent habituellement bière et décibels. Mais pas cette année …

Parmi ceux-ci, Jean-Marie Lairoussiat, un sensenruthois de 39 ans, vit la situation particulièrement mal : « Il a plutôt bien géré le confinement, explique sa compagne Louise, jusqu’à la semaine dernière, lorsque les premiers souvenirs de Werchter et du Graspop ont débarqué sur sa page d’accueil Facebook. » Et depuis, c’est le drame : Jean-Marie passe le plus clair de temps à broyer du noir, à un point tel qu’il emploie une multitude de subterfuges pour faire passer sa nostalgie. « Ça a commencé vendredi soir, quand je l’ai vu planter sa tente dans le jardin. J’ai dû batailler ferme pour qu’il consente à venir dormir dans la maison. » Et ce n’était qu’un début : « Depuis samedi, il se nourrit exclusivement de frites avec du stoofvlees (NDLR. des carbonades flamandes) et beaucoup de mayonnaise, quand ce ne sont pas des fricadelles, ou autres mexicanos, ou encore des saladières « Rio Mare ». Dimanche midi, j’avais préparé une belle salade niçoise : en voyant ça, il est parti en ronchonnant. Deux minutes plus tard, il était assis par terre dans la pelouse, entrain se préparer des Aiki Noodles en faisant chauffer de l’eau avec son bec à gaz. » Mais le festivalier transi n’en reste pas là : « Ce matin, j’ai remarqué qu’il n’utilisait plus les wc de la maison. En face de notre maison se trouve un chantier, avec une cabine sanitaire mobile : c’est là qu’il va faire ses besoins depuis plusieurs jours. Je l’ai surpris entrain de s’y rendre la nuit dernière, avec un rouleau de papier-toilette dans une main, et un gobelet de bière dans l’autre.« 

Louise tente malgré tout de s’accomoder de cette situation pas facile à vivre ; elle est même prête à faire des concessions pour l’aider à retrouver ne fut-ce qu’un peu de cette ambiance particulière : « J’ai accepté qu’il dorme dehors la nuit prochaine. Et je me relèverai plusieurs fois pour aller crier « Hooooeren !! » devant sa tente.« 

E.K.

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