Jean-Marie a voté pour le Vlaams Belang : « Je ne suis pas raciste, j’ai un ami d’origine allemande »

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En Wallonie, l’importante percée du Vlaams Belang lors des élections fédérales suscite tant torpeur que curiosité. De Verviers à Mouscron, la question est sur toutes les lèvres : l’électeur flamand est-il réellement raciste ? Ou faut-il chercher plus loin son adhésion massive à un mouvement politique séparatiste d’extrême droite ? Nous avons traversé la frontière linguistique pour partir à leur rencontre, et sommes revenus passablement rassurés par les témoignages collectés :

Jean-Marie, de Termonde : « J’ai voté Vlaams Belang, mais je ne suis pas raciste. C’est juste que je n’aime pas les noirs. Ni les Arabes. Ni les Wallons. Et alors les Wallons noirs ou arabes, vous pensez bien, on peut les jeter sur les voies du train. Mais raciste, non, certainement pas! »

Joris, de Furnes : « Alors soyons clairs : j’ai voté Vlaams Belang, mais je vous défends de me traiter de raciste. La preuve, c’est que j’ai un très bon ami d’origine allemande. »

Koen, de Dixmude : « Ce n’est pas parce que j’ai voté Vlaams Belang ou que j’ai un tatouage  en forme de croix gammée que je suis raciste. Ca c’est ce qu’on dit quand on est à court d’arguments ! Alors je suppose qu’Hitler aussi était raciste ? »

Jeroen, de Ypres : « Oui j’ai voté Vlaams Belang, mais ce n’est pas parce que je suis raciste. Je connais des racistes qui ont voté pour Groen. Comme quoi il ne faut pas avoir de préjugés ! »

Elsje, de Ninove : « Je ne suis pas raciste non plus. J’ai voté Vlaams Belang, simplement parce que je pense qu’on doit d’abord penser à nous. J’en ai assez qu’on paie pour les chômeurs, les migrants, les musulmans, les SDF, les handicapés, les homosexuels, les cancéreux, les vegans, les curés, les animaux, les roux, les sidaïques, les fonctionnaires, les bobos, les aveugles, les trisomiques, les tétraplégiques, les transsexuels, les hipsters, les retraités, les communistes, les pédophiles, les fans d’Indochine, les restos du coeur, les chauffeurs de bus, et aussi pour devoir aller aux toilettes dans les lieux publics. »

Gageons que ces quelques témoignages viennent éclairer un débat souvent mal orienté. La faute aux stéréotypes que nous, francophones, pouvons avoir envers nos compatriotes du nord du pays. Comme disait l’un d’eux en guise de conclusion : « Il n’y a pas de quoi s’inquiéter, puisqu’il n’y aura bientôt plus de pays. »

E.K.

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  1. Elsen

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