Cinq astuces pour reconnaître un gilet jaune d’un usager en panne

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Photo : Thomas Bresson (modifications effectuées : filtre et dimensions)

License : https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/deed.en

Le gilet dit « jaune » est un vêtement léger, caractérisé par une couleur vive et unie, et recouvert de deux bandes horizontales luminescentes. Auparavant, il était réservé aux usagers de la route connaissant quelque souci d’ordre mécanique, plus communément appelé « pépin ». Mais avec les derniers événements, le port de cet habit somme toute contextuel a pris une tournure politique, si bien qu’il est devenu difficile de reconnaître un « gilet jaune » d’un usager en panne. Voici donc cinq conseils futés qui, le cas échéant, vous permettront d’identifier l’individu à qui vous avez affaire.

1. Le nombre constaté de véhicules à l’arrêt

Les lieux de fréquentation du gilet jaune sont habituellement caractérisés par un grand nombre de voitures présentes sur la chaussée. Ces véhicules, tous à l’arrêt, ne lui appartiennent généralement pas. Tout le contraire de la personne en panne, près de laquelle se trouve une seule voiture : la sienne. Véhicule qu’elle elle aura pris le soin de ranger sur le bord de la chaussée, de manière à ne pas obstruer la circulation. 

2. Les inscriptions visibles sur le gilet

La personne en panne ne porte aucune inscription sur son gilet, à l’exception d’un éventuel logo de marque de carburant. Tandis que le « vrai » gilet jaune se reconnaît grâce à l’inscription « MACRON DÉMITION », grossièrement ajoutée au feutre sur le dos.

3. L’attitude de la personne concernée 

La personne en panne présente toutes les caractéristiques d’un individu qui flâne : position assise, au volant de son véhicule, ou sur le bord de la chaussée. Le regard perdu dans le vide, ou dirigé sur son smartphone, qu’elle pianote davantage pour troubler l’ennui. Le gilet jaune a des fourmis dans les jambes : il marche, court, sautille, danse ou chante en compagnie de ses semblables. Il utilise son smartphone uniquement pour filmer ceux-ci, lorsqu’ils brûlent des palettes ou caillassent une vitrine. En résumé, la personne en panne s’ennuie, et préférerait se trouver chez elle, tandis que le gilet jaune est venu là précisément parce qu’il s’ennuie chez lui.

4. Le comportement face aux autres.

Le gilet jaune se montre très amical avec les personnes qui s’habillent comme lui. Si c’est votre cas, il y a fort à parier qu’il vous propose une boisson rafraichissante à base de houblon, et qu’il vous invite à sautiller en vous tenant par l’épaule, au son de chansonnettes dont les paroles mettent à mal la réputation des génitrices des membres du gouvernement, ainsi que leur orientation sexuelle. En revanche, il accueille les « autres », les « sans gilet », avec une certaine nervosité, voire même une certaine colère, qui peut aller jusqu’à la violence dans le cas où ils transportent des caméras et des perches-micros. Soyez donc méfiants, et tenez-vous à l’écart le cas échéant. En revanche, vous aurez moins à craindre si vous abordez une personne en panne.

5. Les motivations

Tout simplement. La personne en panne sait ce qu’elle fait au bord de la route, et se trouve là involontairement, contre son gré. Tout le contraire du gillet jaune, qui a choisi d’être là, mais qui n’est pas toujours capable d’expliquer les raisons de sa présence.

E.K.

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