Vacances : à Ibiza, les DJ suivent des formations pour parler du nez derrière un micro

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Septembre ne rime pas forcément avec fin des congés d’été ! C’est ce que vous diront celles et ceux qui aiment s’envoler hors saison vers des destinations exotiques. Pour les fanas de plage, de soleil et de discothèques, Ibiza est toujours l’endroit idéal où se poser. Farniente le jour et danse la nuit, telle est la recette d’un séjour parfait sur cette petite île hispanique. Mais il n’y aurait pas de fête réussie sans DJ de qualité… un homme qui, platines et micro en main, fait exploser l’ambiance fédère des centaines de fêtards. Et ça tombe bien, car c’est à Ibiza que, depuis plus de trente ans, les meilleurs de la profession se font connaître.

Mais au-delà du talent et du charisme, quelles sont les qualités indispensables que doit posséder tout bon DJ ? Jean-Marie Sillon, alias DJ Nesivine, résident à la discothèque « le Catch-A-Cold » depuis vingt-deux ans, est venu nous en parler : « Être DJ, ce n’est pas uniquement passer de bons disques dans un bon ordre, et se taper des filles bourrées en fin de soirée. Il faut surtout savoir faire monter la sauce parmi la foule. Et pour cela, il n’y a qu’une seule manière : parler du nez. Dans n’importe quelle discothèque au monde, jusqu’au plus petit bal de campagne, vous aurez toujours un DJ à la voix nasillarde. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est un travail de longue haleine qui ne s’improvise pas ! »

Ainsi, peu savent que tout candidat qui postule à un poste de DJ dans une discothèque d’Ibiza doit impérativement suivre une formation de trois mois, durant laquelle il apprendra à parler du nez de manière cathartique. « Je n’y ai pas coupé, poursuit DJ Nesivine. Quand je suis arrivé ici, en 1992, je ne connaissais rien au métier. J’ai retroussé mes manches, mis des bouchons dans mes narines, et je suis toujours là plus de vingt-cinq ans plus tard ! »

Cette manière insolite de s’exprimer derrière un micro a-t-elle une origine ? « La vraie raison s’est égarée depuis longtemps, explique DJ Nesivine. On pense qu’un jour vers 1986 ou 87, il y en avait un qui était enrhumé derrière ses platines, et tout le monde a trouvé ça cool. Et depuis lors on continue à le faire, même si de toute façon les gens s’en foutent. » Une légende certes oubliée, mais qui n’a pas fini de faire des adeptes …

E.K.

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