Claude François : 40 ans après, a-t-on usé tous les calembours possibles à propos des circonstances de sa disparition ?

cloclocloIl y a 40 ans, le 11 mars 1978, le chanteur Claude François disparaissait, laissant derrière lui des milliers de fans éplorés. Aujourd’hui, si son œuvre continue de faire danser les Français lors de chaque bal de village, un constat s’impose néanmoins : à propos de son décès, il devient difficile de trouver de nouveaux calembours. « Il est mort dans le courant de l’après-midi« , « Il se prenait pour une lumière« , « Il a commencé sa carrière comme Disc Jockey et l’a terminée comme disjoncteur« , sont autant de plaisanteries usées, à force d’être lues et entendues depuis quatre décennies. Alors, est-il encore possible, en 2018, de trouver de nouveaux jeux de mots sur la disparition de Claude François ? Nous avons posé la question à Jean-Marie Turlupinade, rédacteur en chef pour les calendriers « Le Petit Farceur » :

« En effet, la tâche n’est pas aisée, car à peu près tous les termes du champ lexical lié à l’électricité ont déjà été utilisés. La seule solution est de rechercher de nouveaux angles d’approche. Par exemple, l’évolution technologique ouvre la porte à l’humour uchronique ; on pourrait se figurer que le chanteur tente de recharger son smartphone dans sa baignoire. Ce qui n’est pas très drôle en soi, sauf si on l’imagine s’introduire une fiche USB dans l’anus. Dans ce cas, c’est hilarant. »

Le robinet à calembours n’est donc pas encore fermé. Mais ne pourrait-on pas parler d’acharnement, aussi longtemps après le décès de l’artiste ? « Les circonstances atypiques de son décès justifient à elles-seules qu’on en rigole encore aujourd’hui. En quelque sorte, elles accompagnent l’artiste dans sa légende. Mais en effet, après 40 ans, il est temps de passer à autre chose. On ne souhaite à personne de mourir, bien entendu, mais si Jul pouvait s’étouffer avec la tirette de sa parka… »

E.K.

Crédit photo : Erling Mandelmann – file is licensed under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license.

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