Se réfugier dans un bunker : la solution pour survivre à la future mort de Johnny ?

HPIM0020.JPGPlus de quatre ans après la fausse fin du monde du 21 décembre 2012, les sociétés qui construisaient des bunkers souterrains n’ont pas fait faillite et continuent leur activité. Mais c’est une autre apocalypse que leurs clients craignent aujourd’hui : celle qui s’abattra lorsque Johnny Halliday passera de vie à trépas. Ni les Mayas, ni aucune autre civilisation, n’ont prévu la date exacte à laquelle nous quittera le légendaire rockeur. Mais les récentes mauvaises nouvelles relatives à son état de santé démontrent que l’univers s’en rapproche inexorablement.

Jean-Marie Durif est l’un de ces survivalistes. Ce réparateur de balançoires, habitant le village de Sensenruth (commune de Bouillon), vient de rendre les plans de son bunker au bureau de l’urbanisme. Il explique sa démarche : « Ma femme et moi avons n’avons pas supporté la mort de Mickael Jackson. La veille, ce dernier était encore considéré comme un has been pédophile. Et puis inexplicablement, au matin de son décès, c’était devenu un dieu. Tous les médias étaient dans l’escalade, on ne pouvait plus allumer sa TV ou sa radio sans entendre du Jackson. Et je ne vous parle pas des incessantes litanies d’hommage dont 99% n’étaient que des actes de récupération. Et ça a duré comme ça pendant des mois. Alors vous imaginez ce qu’il en sera pour Johnny Halliday ? Je n’ose même pas y songer, ça me fait trop froid dans le dos. »

A l’instar de certains de ses amis, Jean-Marie aurait pu acquérir une résidence au Pérou, et s’exiler lorsque le temps serait venu. Mais il a choisi la sécurité : «Personne n’est à l’abri nulle part, pas même au bout du monde. Par contre, caché vingt mètres sous terre et derrière des murs de deux mètres d’épaisseur, aucun risque d’entendre du Johnny à longueur de journée. C’est du béton spécial qui ne filtre pas les ondes. » Jean-Marie sait que bientôt, il devra pousser la porte de son bunker. Et concernant la durée de son futur séjour dans les entrailles de son jardin, il se veut plutôt pessimiste: «Lorsqu’un artiste décède, son exposition aux médias double dans le meilleur des cas. Dans le pire, on a déjà vu éclore de véritables stars dans la tombe. Johnny a plus de 50 ans de carrière, des dizaines d’albums et des millions de fans. Même si j’espère revoir la couleur du ciel un jour, je suis convaincu que je finirai mes jours dans ce bunker. »

E.K.

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