Fusillades à Forest: un migrant envoyé en éclaireur avec une caméra dans le terrain vague où était caché un suspect

160406 migrant cameraLa scène se déroule ce mardi durant le siège de la rue du Dries, à Forest. Alors qu’un individu est toujours retranché dans l’habitation où a eu lieu la fusillade, un second se dissimule dans un terrain vague. Pour le localiser plus précisément, la brigade d’intervention décide de faire appel à un migrant muni d’une caméra. Jean-Marie Mahmoud, un Syrien de 42 ans, est donc envoyé dans ce terrain vague, à la recherche du suspect. Le sergent-chef Michel Jean-Pierre nous explique cette nouvelle procédure : « Nous ne risquons plus la vie des chiens policiers, depuis la tragique mort en service d’une chienne du GIGN en France en novembre dernier, et tout le ramdam qui s’en est suivi sur les réseaux sociaux. Nous faisons donc appel à des volontaires, et s’il n’y en a pas, alors nous réquisitionnons des migrants. » De cette manière, la police d’intervention évite les doléances des organismes de protection des animaux. En revanche, ne va-t-elle pas de subir les foudres des organisations qui défendent les migrants ? « C’est un risque, rétorque le sergent-chef Michel, mais à partir du moment où les gens s’en foutent, nous subissons moins de pression. Et puis, celui-là en est à son 43e jour de grève de la faim, il est déjà mal en point.» L’adjudant nous assure également que l’intervenant de ce mardi était un volontaire. « D’ordinaire, en échange de leur aide, on leur promet d’accélérer la procédure d’asile. Ici on lui a simplement dit qu’après, il pourrait s’installer sur le terrain vague avec sa famille.»

E.K.

Crédit photo : Noborder Network, Frédéric Bisson (modifications effectuées)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *