Le dernier baraki mâle du Luxembourg placé sous haute protection.

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Jean-Marie est le dernier baraki mâle du Luxembourg. Pour sauver les barakis de l’extinction dans ce riche pays frontalier, Jean-Marie est surveillé en permanence par des gardes armés. Ceux-ci sont chargés de le protéger de la tentation de suivre des formations en cours du soir, ou de souscrire à des parts de fonds d’investissement prometteurs.

Depuis plusieurs années, le Luxembourg récolte les fruits d’une politique axée sur la finance et l’accueil avantageux de grands groupes bancaires mondiaux. De plus en plus de familles désœuvrées ont pu retrouver un niveau de vie décent. Cette situation a eu comme effet secondaire la réduction drastique du nombre de marginaux (plus communément appelés « barakis », « Jackys » ou encore « Groseilles »).

Aujourd’hui, il n’en reste plus qu’un : Jean-Marie Moien, 31 ans, sans emploi ni diplôme, qui aime passer ses journées à sillonner les routes du Luxembourg sur sa mobilette, à la recherche de quelque troquet où dépenser ses maigres allocations sociales. Aujourd’hui, Jean-Marie bénéficie d’une protection rapprochée de la part de rangers luxembourgeois. L’individu vit dans une réserve avec Kendra et Josiane, deux autres femelles barakis, où on le réapprovisionne régulièrement en chips, cannettes de bières et DVD de catch. La survie de l’espèce dépend entièrement de lui, car c’est le seul baraki mâle encore en vie dans le pays. Outre les deux femelles qui vivent avec lui, deux autres se trouvent dans des parcs à Diekirch et Steinfort.

Selon WWF (World Wildlife Fund), le Luxembourg comptait encore 2000 barakis à la fin des années 90. L’enseignement de qualité et la situation de plein emploi sont en grande partie responsables de la quasi disparition des barakis au Luxembourg.

E.K.

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